• Texte de Philippe PIGUET

    Pour mieux connaitre Philippe Piguet - Son portrait en ligne dans le journal des arts - Un lien vers son blog

    M’entretenant un jour avec Suzanne Pagé, ancienne directrice du musée d’Art moderne de la Ville de Paris, je lui ai demandé ce que le visiteur de son établissement pouvait donc bien attendre de sa visite. 

    « Qu’il n’en sorte pas indemne ! », s’est-elle aussitôt exclamé, sans même avoir pris le temps de réfléchir.

    Il va de soi qu’il en est ainsi de toute expérience esthétique, art contemporain compris. Quelle tristesse, en effet, que de se trouver confronté à une œuvre et qu’elle ne vous remue ni intellectuellement, ni sensiblement ! Et si elle n’agit que d’un côté, force est de considérer qu’il y manque quelque chose. 

     

    L’art a toujours été contemporain du moment de son émergence, et c’est ainsi que s’écrit l’histoire des styles, dont le moins que l’on puisse espérer est que chacun d’eux est en pleine phase avec son époque. La familiarité que l’on peut entretenir avec l’art contemporain ne relève donc que d’une question de culture, au sens le plus large du mot, quand il est synonyme de « fréquentation ». 

    À l’instar de toute autre forme de communication, l’art est un langage : c’est dire s’il nécessite d’être appréhendé comme n’importe quelle langue et comment il convient de considérer qu’il est le vecteur d’une forme de civilisation singulière, en perpétuelle métamorphose.

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